Le 24 de ce mois, mémoire du saint hiéromartyr CLÉMENT, évêque de ROME.
Notre saint Père Clément vécut à Rome sous les régnes successifs de Domitien (SI), Nerva (98) et Trajan (117). On raconte qu'il était d'origine princière et que, encore tout jeune, il fut séparé de ses parents et de ses frères. Dès son adolescence, il fit preuve d'un grand intérêt pour la recherche de la vérité et fréquenta les différentes écoles philosophiques qui étaient représentées dans la capitale; mais il trouva leur enseignement vain et incapable d'assouvir sa soif d'absolu. Ayant appris que le Fils de Dieu s'était manifesté en Judée, il s'y rendit et rencontra saint Pierre, qui l'instruisit et fit de lui son collaborateur pour ses missions dans les villes de la côte syrienne et dans sa lutte contre Simon le Mage Ayant manifesté avec éclat son zèle pour la prédication de l'Evangile, il fut ordonné évêque de Rome (vers 91), à la suite de saint Lin et de saint Anaclet. Certains disent qu'il fut le premier évêque de Rome. Il n'y a pas là d'ailleurs vraiment contradiction, car à cette époque la dignité d'évêque n'était pas clairement distincte de celle d'Ancien (presbytré), si bien que Lin, Anaclet et Clément - tous les trois disciples des apôtres et les personnalités les plus marquantes de l'époque dans l'Eglise de Rome - ont pu occuper successivement ou périodiquement cette charge. Placé sur la chaire de l'Eglise, saint Clément se faisait le témoin de la prédication apostolique, et notamment de l'enseignement de saint Pierre : «Leur prédication résonnait à ses oreilles, leur tradition était encore devant ses yeux», écrit à son propos saint Irénée


Humble et doux, versé dans la connaissance des saintes Ecritures aussi bien que dans la sagesse hellénique, il savait convaincre les juifs et les païens en leur parlant de l'infinie miséricorde de Dieu et du Royaume éternel promis à ceux qui embrasseront avec foi et espérance la voie du repentir. Il est l'auteur d'une célèbre Lettre à l'Eglise de Corinthe, autrefois insérée dans le corps des saintes Ecritures. Dans cette lettre, il exhorte certains jeunes membres de la communauté corinthienne, qui s'étaient insurgés contre leurs anciens, à garder l'unité des membres du Coips du Christ en respectant la hiérarchie instituée par les Apôtres. On lui attribue aussi d'autres écrits: les Canons des Saints Apôtres, les Constitutions apostoliques et une seconde Lettre axa Corinthiens qui ne sont probablement pas de sa main, mais qui ont joui d'une grande autorité.
Au cours de ses prédications, saint Clément réussit à convenir Théodora, la femme du préfet Sisinius, grand ami de l'empereur Xerva, et il amena Sisinius lui-même à demander le baptême, après l'avoir miraculeusement guéri d'une cécité provoquée par sou impiété. Devant ces prodiges, et constatant les progrès du christianisme parmi les païens, le comte Puplius fit exiler Clément, sur l'ordre de l'empereur Trajan, dans la Chersonèse Taurique (Crimée), région inhospitalière située aux confins, orientaux de l'Empire. Le saint évêque y trouva deux mille chrétiens condamnés aux travaux forcés dans les carrières de marbre. Il les consola dans leur affliction par la promesse des biens éternels et fit jaillir pour eux de l'eau dans le désert. Même là, sa parole convertissait les âmes païennes à la vérité, et l'on rapporte qu'en un an il fit bâtir soixante-quinze églises. Mais l'empereur envoya bientôt un gouverneur cruel pour mettre fin à ces conversions massives. Celui-ci s'attaqua en premier lieu à saint Clément. Après l'avoir fait torturer, il lui fit attacher une ancre au cou et ordonna de le jeter dans la mer Noire, de manière à ce que les fidèles ne puissent retrouver son corps pour le vénérer (vers 97). Toutefois, Dieu ne laissa pas le troupeau spirituel du saint complètement orphelin. Il écouta ses supplications et fit se retirer la mer miraculeusement, de sorte que les chrétiens purent découvrir le corps de leur saint pasteur gisant à plus de trois cents mètres du rivage. Depuis lors, chaque année, au jour de sa dormition, la mer se retirait, afin de permettre la vénération des précieuses reliques.
  Bien longtemps après, l'apôtre des Slaves, saint Cyrille, fut envoyé par le patriarche de Constantinople. saint Photios, en Chersonèse, pour y baptiser les populations slaves. Il retrouva alors les reliques de saint Clément et en rapporta une partie à Byzance. Par la suite, il fut chargé de transmettre ces saintes reliques au pape Hadrien П, à Rome. Ce lien créé avec l'un des premiers évêques de Rome sera d'une grande importance pour la piété russe et manifestera son enracinement dans la tradition apostolique.
 

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